« Retour au blog de nirendor

prélude

prélude
Prélude

Nirendor traversa la pièce d'un pas las et traînant. Il était fatigué, trop fatigué. La vieillesse ne lui réussissait pas. Il passait le plus clair de son temps à regretter ses jeunes années, mais rien ne pouvait changer à la réalité. Son heure ne tarderait plus. Pourtant il n'avait aucune envie de quitter ce monde. Il songeait à la myriade de choses qu'il s'était promis d'accomplir et dont il n'aurait sans doute jamais l'occasion. Il poussa un soupir avant d'enfiler son manteau et de chercher sa cane. Une promenade lui ferait le plus grand bien, du moins l'espérait-il.
Il traversa le petit village en saluant du mieux qu'il le pouvait les diverses personnes qu'il rencontra, mais il n'en reconnut guère que la moitié. Il ne savait pas si c'était à cause de sa mémoire qui se faisait défaillante ou si c'était parce que ces gens n'habitaient pas dans la région auparavant, mais les deux possibilités le ramenaient à sa dure réalité. Il avait fait son temps et désormais le monde allait continuer sans lui.

Il continua sa route jusqu'à l'orée de la forêt et gravit un petit sentier. Sentant la fatigue devenir trop insupportable, il chercha un endroit où il pourrait se reposer, malheureusement les sombres nuages noires au dessus de lui semblaient sur le point d'éclater. L'orage n'allait pas tarder et il n'avait guère le temps de retourner jusqu'à chez lui. Il y a quelques années, la pluie ne l'aurait pas dérangé, mais à son âge, il risquait de mourir de froid. Il aurait pu demander l'hospitalité dans les premières maisons du village, mais il n'avait pas envie de s'imposer chez des gens qu'il ne connaissait pas et puis, la pluie n'allait pas durer éternellement.

Il remarqua alors une petite grotte non loin de lui. Un sourire passa sur son visage à l'idée qu'il allait pouvoir s'abriter, puis il se mit en route de son pas claudiquant. A peine avait-il fait quelques pas qu'il se mit à tomber des trombes d'eaux. Le vieil homme se hâta autant qu'il put mais lorsqu'il pénétra dans la caverne, il était plus que trempé. Il alluma un feu avec quelques branches mortes trouvées là et y fit sécher son manteau tout en se réchauffant les mains.

Soudain, il remarqua quelque chose entre deux rochers. Le prenant entre ses mains, il découvrit que c'était un rouleau de parchemin couvert de nombreux écrits. En jetant un coup d'½il dehors, il comprit que l'orage allait durer bien longtemps, au moins, il aurait de la lecture. Il amena le rouleau à lumière du feu et constata que la pluie en avait souillé le début en partie et qu'il était devenu presque illisible, mais le reste du rouleau ayant été à l'intérieur était intact. Après s'être installé aussi confortablement que possible malgré la situation, il commença sa lecture :

à suivre

# Posté le jeudi 12 avril 2007 07:52

« Article précédent : Nirendor

Article suivant : dragon »