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anonce : je pense poster dorénavant surtout pendant le weekend car je dois bosser pdt la sem et donc je n'ai pas beaucoup de temps

# Posté le samedi 28 avril 2007 06:52

chapitre6

chapitre6
Chapitre 6 : Premiers jours du voyage

Comme Nal l'avait prévu, je me réveillais en sursaut au cours de la nuit, parce que j'étais tombé du tronc. Je grognais en me massant le dos, car j'avais atterri sur une pierre pas vraiment plate. Je dressais l'oreille, conscient de ma bêtise, mais le campement restait silencieux. Apparemment tous dormaient. Je me levai et regardai le feu qui commençait doucement à s'éteindre. Je pris une bûche et la jetai dans les braises encore rougeoyantes. Il y eut une légère fumée, puis le bois s'embrasa. Je poussais un soupire, et levait les yeux vers le ciel. Celui-ci était dégagé, malgré un ou deux nuages, néanmoins, on pouvait apercevoir des milliers d'étoiles. Un vague souvenir m'effleura, où il était question de deux jeunes garçon tentant de les compter, mais je le chassais de ma tête. Ce soir là, ce n'était pas les étoiles qui m'intéressaient, mais la lune. Je l'aperçus, pleine et brillante, au dessus de moi. Il devait être un peu plus de minuit, l'heure parfaite pour filer en douce. Je ramassai l'épée que m'avait donnée Meltron et la contemplait quelques instants, et un autre souvenir me revint. Cette fois, je ne tentais même pas de l'ignorer.



Il y avait deux garçons aux yeux verts assis sur un toit. L'un d'eux avait un visage fin, et de courts cheveux bruns en bataille, une larme perlait le long de sa joue.

- Pourquoi, disait-il, pourquoi est-il parti ? Il nous a abandonnés !

L'autre garçon lui leva le menton et plongea son regard dans le sien. Il avait des cheveux châtains, mi longs et légèrement bouclés. Il affichait une mine grave, et un regard emprunt de douleur et de tristesse, mais il était plus grand. Il devait montrer l'exemple, il ne devait pas pleurer.

- Il n'a pas eu le choix Naléan...moi aussi je dois partir, mais je reviendrais, je te le promets.

Il sortit une grande épée droite et la tendit à l'autre garçon.

- Prends ça, ajouta-t-il, tu en auras plus besoin que moi.

Le garçon s'en allait, laissant l'autre pleurer, pleurer, le laissant en ne pensant sans doute plus revenir, pourtant il devait, il avait fait une promesse, mais vivrait-il assez longtemps pour la respecter ?



La vision se brouilla et je sentis une larme glisser sur ma propre joue. Je posai l'épée à terre et regardai mes compagnons dormir. Après tout, je pouvais bien les accompagner un peu plus loin, jusqu'à Nertedas et après je m'en irais. Je jetai un dernier regard au loin, puis me recouchai sur le sol pour m'endormir rapidement, sans remarquer le sourire qu'affichait le visage bien réveillé de Meltron.

Le lendemain nous partîmes à l'aube, après s'être fait réveiller par un Nal un peu trop enthousiaste. La marche était de plus en plus éprouvante, autant pour nous que pour nos montures, même si nous passions plus de temps sur leur dos qu'à terre, mais la chevauchée était rude et le soleil tapait dur. De plus, les vivres commençaient à se raréfier. Il fallait à présent chasser le plus souvent possible et garder nos réserves au cas ou nous n'aurions aucune prise. L'eau, était une bien plus grande préoccupation. Heureusement, nous eûmes la chance de croiser une rivière et en profitions pour remplir nos gourdes. Notre humeur était bonne, surtout le soir au coin du feu où Ner avait tenté de jouer de la flûte, sans grand succès. Il y eut de bon rire, mais Ner se vexa un court instant. Il retrouva son sourire lorsque Meltron nous conta un de ces nombreux voyages vers le nord. Si le sud d'Irya était très souvent parcouru par les voyageurs en quête d'aventure, bien peu se risquaient dans les régions froides du nord, craignant les montagnes, et certainement le dragon. Cependant, Meltron nous affirma que la dernière fois qu'il s'y était rendu, cela remontait à cinq ans, les habitants des villages du nord affirmait que le dragon ne quittait jamais son antre et même qu'il n'était qu'une légende pour décourager les enfants à se rendre dans les grottes des montagnes qui étaient trop dangereuses pour eux.

Lorsque l'on décida qu'il était temps de dormir, je pris bien soin de me coucher par terre, et non sur un endroit d'ou je risquais de tomber. Le jour suivant se passa sans histoire, mais celui d'après, nous fîmes une bien mauvaise rencontre.

Vers la fin de l'après midi, nous vîmes une troupe de nombreux gobelins qui avançaient dans notre direction. Cachés en hâte derrière quelques buissons, nous les observâmes. Je n'en avais jamais vu, mais ils ressemblaient beaucoup à l'idée que je me faisais d'eux. Petits, à la peau terne, ils avaient un nez fin, ainsi que de grandes oreilles pointues, se dressant à l'horizontal de leur visage. Leurs yeux étaient petits et à moitié enfoncé dans leurs orbites. Ils étaient vêtus de peau et de cuir, comme des sauvages, mais on ne pouvait que difficilement les imaginer avec d'autres vêtements. Ils étaient bien lourdement armés, chacun portant un sabre courbé ou une hache grossière. Certains avaient même un casque, mais la plupart du temps, il ne leur allait pas du tout à cause de leurs oreilles et tombait en arrière, de sorte qu'ils devaient constamment le remettre en place.

J'eus également la chance de voir un ou deux Tarlargs. Enfin, si on peut appeler ça chance, car ils étaient forts laids. Ils avaient un corps énorme, couvert d'une peau grisâtre et bosselée, et surmonté d'une large tête sans cou. Ils se tenaient sur leurs pattes arrières, leurs bras étant trop occupés à tirer d'énorme chariot que les gobelins auraient été bien en peine de faire avancer. Une queue énorme et plate traînait au sol, aplanissant l'herbe. Ils poussaient de temps à autre des gémissements, que faisaient taire quelques coups de fouet. Les gobelins n'ont jamais été très tendres avec leurs animaux, tout comme avec leurs prisonniers. Ainsi disait-on, non sans raison d'ailleurs, qu'il valait mieux se trancher la gorge, plutôt que de se faire capturer par eux.

Ce qui nous intrigua le plus, c'était que la tribu se dirigeait vers le centre de la grande plaine, là où était supposé se trouver Diras, la cité des pillards, et qu'ils étaient bien nombreux. Six ou sept Tarlargs et environ une cinquantaine de gobelins. Enfin, qu'il y ait une guerre ou non entre ces deux peuples ne nous concernait pas, en tout cas pas tant que nous pouvions nous en tenir éloigné. Le problème, c'est que les chevaux ne nous ont pas permis de rester éloigné. Effrayés par les Tarlargs, ils poussèrent quelques hennissements de trop qui nous valurent la visite d'un groupe de gobelin curieux.
Réagissant avec une vivacité incroyable, Meltron dégaina son épée et transperça le premier des gobelins avant même qu'il eût compris ce qu'il se passait. Mais les cinq autres qui l'accompagnait dégainèrent leurs armes et les pointèrent sur le guerrier en grognant et en poussant des jurons dans leur affreux langage. Aussi fort qu'il était, Meltron n'allait pas pouvoir tenir seul contre eux, je devais l'aider, mais comment ? Je n'étais pas un guerrier et la dernière fois que j'avais combattu au sabre, seul un incroyable coup de chance m'avait sauvé. Alors que j'hésitais encore, je vis deux des gobelins foncer sur le guerrier, mais ils s'arrêtèrent brusquement en cours de route, une flèche plantée en pleine poitrine. Je regardais derrière moi, pour voir Nal debout, son arc à la main. Ner se plaça bientôt à ses côtés et les flèches transpercèrent bien vite les deux autres. Le dernier s'approcha de moi et leva sa lame, prêt à en finir, mais je dégainai ma propre épée et parai le coup, avant de la planter dans son ventre. Le gobelin tomba à côté de moi, sans doute mort.

Fier de moi, je jetai un regard aux autres, mais ceux-ci me firent signe de me baisser. Immédiatement, je me jetai à terre et écoutai. Les autres gobelins étaient très bruyants. Ils criaient, se bagarraient parfois, mais leurs insultes étaient couvertes par les gémissements des Tarlargs. Les gobelins s'énervaient de ne pas pouvoir se crier tranquillement dessus, alors ils frappaient encore plus les Tarlargs qui gémissaient encore d'avantage et ainsi de suite. Ils étaient bien trop occupés pour nous avoir entendus. Nous attendîmes quelques minutes, puis, lorsqu'ils furent suffisamment loin, nous relevâmes. Meltron remercia Nal et Ner pour leur intervention, puis il se tourna vers moi. Je m'attendais à des félicitations, je fus bien déçu.

- La prochaine fois, me dit-il, j'espère que tu ne seras pas autant apeuré et que tu te décideras à réagir un peu plus tôt. Franchement, je ne m'attendais pas à ce que l'homme qui a chevauché et blessé un dragon ait peur de se battre contre quelques gobelins maigrichons.

Je le pris comme un coup de couteau. Il venait d'insinuer que j'étais un froussard, et le pire c'était que je ne pouvais même pas le contredire, après avoir tant hésité avant de combattre. Pourtant cela ne me ressemblait pas. La rencontre avec le dragon m'avait-elle autant chamboulé ? Non, je sentis qu'il y avait autre chose, quelque chose en rapport avec les souvenirs qui m'avaient envahis trois jours auparavant, sans trop savoir quoi. J'essuyais le sang de gobelin sur ma lame puis déclarai :

- Nous... nous devrions y aller.

Je n'osais guère regarder mes compagnons dans les yeux, mais ceux-ci acquiescèrent.
Pendant le reste de la journée, je ne parlai guère, je mis même à l'écart le soir au coin du feu.

Le lendemain, nous vîmes que le paysage changeait régulièrement. Il y avait plus d'arbre, et plus de rivière, de plus, nous avions à présent sur notre route de nombreux rochers, que nous contournions la plupart du temp. La pente se faisait moins raide, et un peu après midi, nous aperçûmes au loin la silhouette scintillante du lac de Cristal. Reprenant un bon rythme, cette vision semblait nous avoir grandement motivés.

Nous pensions déjà au bon repas que nous allions faire, après plus d'une semaine de privation et de mets bien fade et constitué principalement de viande et une fois de poisson. Nous allions enfin avoir à nouveau du pain et du vin. Nous imaginions sans mal comment nous allions dormir dans un vrai lit bien plus confortable que l'herbe et les cailloux. Et vers la fin de la journée, nous pénétrions enfin dans Nertedas.


à suivre

# Posté le samedi 28 avril 2007 07:12

couleur

couleur
alor petit résumé des couleurs de mon blogs, en effet celle-ci ne sont pas laissées au hasard, en tout cas pas dans l'histoire

rouge
- mes petites notes personnelles sur un chapitre

blanc italique
- lorsque le vieil homme qui lis l'histoire est en train de faire quelque chose

blanc normal
- l'histoire

bleu
- les dialogues

gris
- les souvenirs de Asenshin


voila c'est tout con, mais fallait qd mm expliquer ;)



ps : pr les souvenirs, si le gris n'est pas assez visible, surlignez avec votre souris, je n'ai pas vraiment la motive de tout changer dans les articles, mais les prochains seront en violet

# Posté le samedi 28 avril 2007 07:29

Modifié le dimanche 23 mars 2008 13:54

tof

tof

# Posté le samedi 28 avril 2007 07:33

la pomme de ryuuku

la pomme de ryuuku

# Posté le mardi 01 mai 2007 16:11