chapitre2

chapitre2
j'espère que les chapitres ne sont pas trop long, faite le moi savoir sinon


Chapitre 2 un dangereux adversaire

Déboulant dans le couloir désert, je me rendis compte que je ne savais pas encore que faire. Rejoindre le champ de bataille aurait été stupide. Je venais de gagner la liberté, maintenant, il me fallait rester en vie. Je devais donc trouver le moyen de quitter la cité.
J'entrais dans l'une des salles qui longeaient le couloir à la recherche de quelques armes qui pourraient compléter mon équipement. La pièce dans laquelle je venais de pénétrer n'était pas une cellule, loin de là. Un grand désordre y régnait, mais un désordre propre, en quelques sortes.

Une grande table de chêne se dressait en son milieu et quelques chaises en bois y étaient maladroitement appuyées. Ce devait être la salle des gardes. Sur la table, il y avait quelques chopes de métal encore à moitié pleine pour certaines, d'autres étant à moitié vide. Leurs propriétaires avaient sans doute dû partir précipitamment en entendant l'alarme résonner dans la cité et, dans son élan, l'un d'eux avait renversé son verre sur la table, répandant son contenu sur le sol. Dans un coin, quelques lances étaient appuyées contre le mur et un long arc était déposé au sol, cependant comme il n'y avait aucune flèche, je ne jugeais pas utile de l'emporter. Je n'étais pas vraiment sûr de savoir habilement m'en servir de toute façon. Contre le mur de gauche, il y avait une large fenêtre sans vitre qui donnait sur la plaine. Elle était bien grande malgré sa position, sans doute parce que la tour était trop haute pour que les flèches soient un danger, à moins d'avoir un arc très puissant. Cette salle se trouvait quand même au dessus de la plupart des murs et des autres tours. Il est d'ailleurs étrange de penser que le plus haut bâtiment de la cité put servir de prison.

Par la fenêtre, je pouvais voir au loin les armées qui s'affrontaient sans fin dans la plaine. Pensez donc, on ne prend pas d'assaut une citadelle comme Adenador avec une poignée d'hommes ! C'étaient là des milliers de soldats qui s'affrontaient avec une rage qui ne pouvait qu'augmenter. Un scintillement proche du sol attira mon attention. Je me rendis compte que la distance m'avait joué un tour. Aussi loin, cette lumière devait être à des centaines de mètres du sol, pourtant cela brillait assez fort pour que je la visse de la cité. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Soudain, le scintillement s'intensifia et une fraction de seconde plus tard, un énorme jet de flamme tomba du ciel sur le champ de bataille, laissant derrière lui une traînée de braises rougeoyantes. Je reculais de quelques pas, encore tremblant par ce que j'avais vu. Un dragon ! Ils avaient amenés un dragon ! Je restais un instant à la fois choqué et terrifié, tentant d'évaluer les conséquences que cela pouvait avoir. Je rassemblai tous ce que savais sur ces créatures mythiques terrifiante et compris que je m'étais trompé. Aucun dragon n'accepterait d'aider des humains, ils se sentaient bien trop intelligents et trop fiers pour ça. Celui-ci avait dû s'inviter tout seul et apparemment il attaquait tout autant les deux camps au gré de ses envies ou plutôt au hasard. Je quittais la pièce, comprenant que je devais fuir la cité au plus vite.

Apparemment, les couloirs n'étaient plus aussi déserts, car cinq soldats s'avançaient vers moi et, à en juger par leur armure de cuir et leurs épées, ils faisaient partie de l'armée ennemie. Mais comme la cité qui se faisait attaquer m'avait condamné à mort, ils n'étaient pas non plus mes alliés. Je vais donc employer le terme d'assaillants plutôt qu'ennemis. En fait, comme je l'ai appris plus tard, c'était le peuple des Nalerans.

Préférant éviter de recevoir une de leur dague dans le dos si je tentais de m'enfuir, il ne me restait qu'à les affronter. J'avais beau être parvenu à me débarrasser de deux d'entre eux par la ruse, je n'étais pas un guerrier et il était inutile d'espérer faire de même avec ceux-là, je serais sûrement mort avant d'avoir pu ouvrir la bouche. Armé de l'épée du guerrier Naleran et de tout le courage dont je pouvais faire preuve devant une telle situation, je me précipitais sur eux. Evitant de justesse un coup de lame au visage je tentais de transpercer le plus proche de moi, mais mon attaque ridicule fut parée avec facilité par cet homme. J'avais beau être vif et agile, eux avaient des centaines d'heures d'entraînement en plus. Le combat était toute leur vie, que pouvais-je faire alors ? Prenant conscience que je n'étais guère dangereux, l'homme demanda aux autres de reculer, histoire de me laisser quand même une petite chance.

Profitant du moment où il se retournait, je me jetais sur lui. C'était traître, certes, mais comme je n'avais pas le sens de l'honneur qu'ont les guerriers aguerris, je préférais cela à une mort certaine. Mais mon attaque fut loin d'avoir l'effet escompté. Il glissa d'un pas sur le côté et je m'écrasai au sol devant lui. Il leva son arme, prêt à en finir. Mon sort désormais ne dépendait que de deux chose, un petit coup de pouce du destin ou alors un peu de pitié de la part du soldat. Ce fut le destin qui s'en mêla et il faut croire que la chance ne m'avait pas abandonnée. Il y eut un grondement assourdissant et le mur se fracassa, projetant les guerriers un peu n'importe où et moi avec.

En me relevant, je vis que le couloir était dévasté. Apparemment, un jet de catapulte était parvenu jusqu'à la tour et avait arraché la moitié nord du dernier étage.
Si j'étais resté dans la salle de garde, j'aurais sans doute péri dans les décombres. Non loin de moi, gisait le guerrier que j'avais combattu. A en juger par le bloc de pierre qui enfonçait sa poitrine et le sang qui se répandait sur le sol, il ne se battrait plus jamais. Les autres soldats avaient disparus. Je me relevai douloureusement. J'avais de petites écorchures un peu partout et j'éprouvais une terrible douleur au jambes, mais rien de bien sérieux.
Je regardais dehors par le mur détruit, pour constater que la guerre avait envahi la ville, mais ce n'était plus les armées qui s'affrontaient désormais. La plupart des Nalerans étaient morts et les autres avaient fuis, mais le dragon ne semblait pas s'intéresser à eux. Il volait au dessus de la ville, décrivant des courbes gracieuses, fondant sur les archers et les déchiquetant et parfois crachaient un torrent de flamme sur la cité. Les soldats de la plaine se hâtaient de revenir pour défendre la cité, mais ils étaient bien trop lents et arriveraient sûrement trop tard.

Je m'étais enfin relevé lorsque le dragon atterrit sur la tour. Je retombai brutalement en arrière, autant par la surprise que par le souffle que ses ailes avaient provoquées. Apparemment le dragon ne semblait pas savoir qu'il y avait quelqu'un près de lui. Il avait dû se poser là pour se reposer. Moi qui vantais les mérites de madame la chance, je sentis que j'avais de quoi lui en vouloir à présent. Vous le savez peut-être, mais les dragons ont l'odorat extrêmement sensible aussi, s'il ne m'avait pas vu tout de suite, il ne tarda pas à sentir ma présence. Comme les serpents, ils sont aussi capables de repérer la chaleur de leur proie et sa proie en l'occurrence, c'était moi.

Son corps était recouvert d'énormes écailles d'un noir de jais qui étincelaient au soleil et quelques pointes acérées dépassaient de son dos. Il se tenait sur quatre pattes, bien que celles de derrière étaient bien plus épaisses robustes. De son dos dépassaient deux ailes énormes qui pour le moment étaient repliées. Ses griffes, blanches comme de l'ivoire, étaient légèrement striées, mais aussi terriblement acérées. Quant à sa queue elle était longue et fouettait l'air avec vitesse.

Ses yeux de saphir se posèrent sur moi, et je sus qu'il était inutile de me cacher. Sa gueule s'ouvrit, alors qu'il poussait un terrible rugissement. Lorsqu'il abaissa la tête, je vis de minces volutes de fumée noire qui courraient le long de ses naseaux. Sachant ce qui allait arriver, je plongeais derrière les décombres, cherchant désespérément quelque chose pour me protéger. Je me saisis du corps du guerrier, seule chose assez grande que j'avais sous la main, et le tint fermement devant moi. De justesse, car un énorme jet de flamme s'échappa de la gueule du monstre et jaillit dans ma direction. Le feu créa en quelques secondes une atroce chaleur, si bien qu'il me sembla que l'enfer se déchaînait.

Heureusement cela ne dura que quelques seconde, mais c'était bien suffisant. Le corps du guerrier, que je tenais toujours entre mes mains, était à présent entièrement calciné. Le dragon dut croire qu'il m'avait eu, car il se retourna et regarda la cité qui était la proie des flammes, un feu dont il se savait responsable et dont il éprouvait une certaine fierté. Nul à présent ne serait assez fou pour le défier. Je posais la carcasse encore fumante qui m'avait sauvé et, je ne comprends pas encore aujourd'hui pourquoi j'ai fait ça, mais il y a certaines situations où il vaut mieux écouter son c½ur plutôt que sa raison, je ramassais mon épée et me jetais sur le monstre au moment même où il s'élançait dans le vide.

Je m'accrochai à un des piquants qui longeaient son cou, tandis qu'il filait vers le sol. Il se releva brutalement, manquant de peu de m'envoyer valser, mais je tins bon. Le vent me tirait en arrière, et mes muscles faisaient tout leur possible pour tenir, mais ils me faisaient un mal terrible. A chaque virage, je me retrouvais de l'autre côté, et à chaque virage je me rattrapais du mieux que je pouvais, mais soudain, je lâchai prise. Je sentis la mort approcher. Pourquoi donc avais-je fait une telle folie ? Mais si je devais mourir, je tenais à emporter ce lézard avec moi. Je tins mon épée vers le bas et tombai de plus en plus vite. Le dragon s'arrêta brusquement dans le airs pour remonter, mais pas moi. Comme ultime attaque, je lançais mon épée de toutes mes forces contre lui.
Aussi incroyable que cela put paraître et la chance dut s'en mêler fortement, je réussis. Ma lame tourna plusieurs fois sur elle même et finit par se planter dans un des yeux du dragon. Celui-ci poussa un cri terrifiant et s'enfuit à tire d'ailes. Quant à moi, je tombai et acceptai ma mort.

à suivre

# Posté le jeudi 12 avril 2007 08:53

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 06:47

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# Posté le jeudi 12 avril 2007 08:54

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# Posté le vendredi 13 avril 2007 05:17

chapitre3

chapitre3
Chapitre 3 Nal et Ner

Des voix résonnaient autour de moi.

- C'est lui, on l'a trouvé.

- Eh ben ! Il est dans un sale état, est-il mort ?

- Non il respire encore.


Apparemment je n'étais pas mort, puisqu'ils prétendaient le contraire, mais pourquoi est-ce que je ne pouvais pas me lever. J'avais beau faire tout ce que je pouvais, mon corps ne semblait pas vouloir réagir. Je parvins néanmoins à ouvrir les yeux. Un homme était accroupi auprès de moi et un autre se tenait debout un peu plus loin.

- Nal, dit le premier en se retournant, Nal, viens voir, il se réveille.

Je réussis à me relever, mais une douleur fulgurant me traversa le dos et m'arracha un cri.

- Doucement, me dit le dénommé Nal, tu as fait une sacré chute.

Il inspecta mon dos et y retira un long morceau de bois pointu avec autant de douceur que possible. Il le jeta au loin et pris un morceau de tissu pour éponger ma plaie. Ce n'était pas la seule, de multitude de petites blessures couraient le long de mes bras, suite à quelques rencontres avec les écailles du dragon, et j'avais une entorse à la cheville. Ca aurait largement pû être bien pire.

- Tu as de la chance d'être tombé sur cette charrette, ajouta-t-il en désignant un tas de bois à côté, ou sinon tu serais sûrement mort.

La chance, encore une fois.

- Qui es-tu ? me demanda l'autre homme.

Voilà une question à la fois intéressante et dangereuse. Je préparais déjà une petite histoire, mais je me dis qu'après tout je pouvais faire confiance à ces deux là. pourquoi ? Je ne sais pas trop, sans doute une intuition ou quelque chose de ce genre. Mais en fait, comme ils n'avaient pointés aucune armes vers moi et qu'ils ne semblaient pas vouloir attenter à ma vie, je n'avais pas à me méfier d'eux, du moins pour le moment. Je décidai donc de leur dire la vérité.

- Je me nomme Asenshin, de la cité d'Ornedras.

- Enchanté, moi c'est Ner, et le grand gaillard là-bas c'est Nal. Que fais-tu ici As ?

Je m'apprêtais-je à répondre, mais soudain des images défilèrent devant mes yeux et je m'écriais :

- La...la bataille, ou sont les Nalerans ? Que s'est-il passé ?

- Du calme, tout va bien, m'assura Ner, la bataille est terminée, apparemment les Nalerans ont fuis très rapidement quand ils ont remarqué le dragon. On peut pas dire qu'ils soient très courageux, mais bon on les comprend, ajouta-t-il en riant.

- Quant au dragon lui-même, il semblerait que tu l'aies fait fuir avec ton numéro de lanceur de couteau, poursuivit Nal, tout aussi hilare.


Nous restâmes ainsi, quelques instants à rire de la situation. Cela faisait du bien de rire de bon c½ur après la tension et la peur emmagasinée durant ces derniers jours. Le combat était terminé et la ville était sauve. Moi-même, je n'avais plus à craindre pour ma vie dans un souci immédiat et je restais libre.

- As, m'appela Ner, devenant soudain grave, tu peux marcher ? On doit t'amener à l'Adena. Tu as besoins de soins, et on peut rien faire ici.

Je me levais difficilement et fit quelques pas. J'avais une cheville foulée, mais je pouvais marcher, ou tout au moins, boiter. L'Adena était la demeure du seigneur Calios, qui par soucis de charité et, pour se faire bien voir du peuple, avait aménagé une immense salle qui servait désormais d'hôpital pour la cité. Après cette bataille, les blessés allaient être très nombreux et ceux qui étaient à la limite de la mort primaient bien évidemment sur tous les autres. Après une courte marche, ils atteignirent les marches de l'Adena. C'était un immense bâtiment de pierre, d'un blanc immaculé, que sa position avait épargné du combat. Comme ils le craignaient, ils y avaient une foule dense devant eux et beaucoup de gens courraient en tout sens dans une grande agitation mais avec une certaine discipline tout de même.

Nal et Ner semblaient parfaitement connaître le chemin mais marchaient lentement en observant le visages des blessés. Sans doute essayait-il de reconnaître certains de leurs proches. Je sentis qu'ils ne m'avaient pas emmené la pour ça, et pas seulement non plus pour soigner mes blessures, mais qu'ils avaient une toute autre idée derrière la tête. Ner disparut dans la foule et revint quelques minutes plus tard avec un long tissu qu'il enroula autour de mes plaies.


- Ça t'empêchera de perdre trop de sang là où nous allons.

Je préférais ne pas trop poser de question et le remercia de ses soins. Nous prîmes alors un petit chemin derrière l'Adena. Nous montâmes un petit escalier en spirale qui débouchait sur un petit couloir à ciel ouvert. J'étais curieux, mais je n'aurais jamais pensé que les conséquences de la rencontre que j'allais faire seraient aussi graves. Nous avançâmes sur le pont et atteignîmes une grande porte de chêne. Malgré l'aide de mes compagnons, j'avais bien de la peine à progresser, aussi pendant que Nal frappait quelques coups à la porte, je m'asseyais sur un muret pour souffler. Nous attendîmes quelques instants, puis la porte s'ouvrit et un homme apparut dans l'encadrement.

- Suivez-moi, nous dit-il, mon seigneur vous attend avec impatience.

Je regardai Ner d'un ½il surpris, mais ce dernier se contenant d'hausser les épaules.

- Dépêchez-vous, nous cria Nal, qui avait déjà pénétré dans le bâtiment.

Après quelques pas, je sentais que j'arrivais un peu mieux à marcher, mais je n'étais pas encore prêt pour entreprendre une longue marche. Nous pénétrâmes dans une grande salle éclairée par d'étincelants lustres pendus au plafond. La pièce était si richement décorée et si luxueuse qu'on avait de la peine à imaginer ce que pouvait être la misère quand on s'y trouvait. Il y avait un magnifique tapis oriental sur le sol, rouge et bleu, avec des entrelacs de fils d'or et d'argent. Les murs étaient construits dans marbre blanc, avec de légères teintes bleues. Mêmes les meubles étaient forts luxueux, la plupart des sièges étaient de grands fauteuils rouges et les tables étaient parcourues de mille motifs. La salle semblait être fait pour les réunions des cinq seigneurs, pourtant, ce jour là, il y avait grand monde sur les chaises et ils semblaient en plein débat. Je pensais qu'il valait mieux attendre qu'ils aient finis, mais Ner s'avança et clama :


- Mes seigneurs, je vous salue, particulièrement vous, seigneur Adapars Calios, votre hôpital nous est d'une grande utilité, après une si terrible bataille.

Les nobles se regardèrent, outrés qu'un simple guerrier osât ainsi interrompre leur discussion.


- Tiens ta langue, pesta l'un eux, tu n'as rien a faire ici.

Cependant, un autre, qui était vêtu de longs vêtements blancs et possédait une courte barbe blanche, ainsi que des petits yeux bleus, se leva et dit d'une voix calme.

- Qu'as-tu donc à dire, pour oser ainsi commettre de tels actes ?

- Noble seigneur Calios, je suis venu vous faire mon rapport sur la bataille.

- Est-ce tout ?

- Non, répondit-il, je voudrais aussi vous présenter l'homme qui a sauvé notre cité.


Je sentis alors plus que je ne vis, les yeux des nobles se poser sur moi.


à suivre

un chapitre tranquil ou il ne se passe pas grand chose mais c'est pour contraster avec la bataille et aussi pour anoncer le prochain chapitre qui est très important pour comprendre l'histoire

# Posté le samedi 14 avril 2007 13:41

Modifié le vendredi 27 juin 2008 07:24