Nirendor

Nirendor
Bienvenue sur mon blog. il a pour but de vous faire partager mon histoire tout en espérant que vos commentaire m'aideront à l'améliorer. je vous souhaite une très bonne lecture


récapitulatif 1 ( chapitre 1 à 5)
page 5

récapitulatif 2 (chapitre 6 à 10 )
page 9

# Posté le jeudi 12 avril 2007 07:49

Modifié le dimanche 10 juin 2007 13:47

prélude

prélude
Prélude

Nirendor traversa la pièce d'un pas las et traînant. Il était fatigué, trop fatigué. La vieillesse ne lui réussissait pas. Il passait le plus clair de son temps à regretter ses jeunes années, mais rien ne pouvait changer à la réalité. Son heure ne tarderait plus. Pourtant il n'avait aucune envie de quitter ce monde. Il songeait à la myriade de choses qu'il s'était promis d'accomplir et dont il n'aurait sans doute jamais l'occasion. Il poussa un soupir avant d'enfiler son manteau et de chercher sa cane. Une promenade lui ferait le plus grand bien, du moins l'espérait-il.
Il traversa le petit village en saluant du mieux qu'il le pouvait les diverses personnes qu'il rencontra, mais il n'en reconnut guère que la moitié. Il ne savait pas si c'était à cause de sa mémoire qui se faisait défaillante ou si c'était parce que ces gens n'habitaient pas dans la région auparavant, mais les deux possibilités le ramenaient à sa dure réalité. Il avait fait son temps et désormais le monde allait continuer sans lui.

Il continua sa route jusqu'à l'orée de la forêt et gravit un petit sentier. Sentant la fatigue devenir trop insupportable, il chercha un endroit où il pourrait se reposer, malheureusement les sombres nuages noires au dessus de lui semblaient sur le point d'éclater. L'orage n'allait pas tarder et il n'avait guère le temps de retourner jusqu'à chez lui. Il y a quelques années, la pluie ne l'aurait pas dérangé, mais à son âge, il risquait de mourir de froid. Il aurait pu demander l'hospitalité dans les premières maisons du village, mais il n'avait pas envie de s'imposer chez des gens qu'il ne connaissait pas et puis, la pluie n'allait pas durer éternellement.

Il remarqua alors une petite grotte non loin de lui. Un sourire passa sur son visage à l'idée qu'il allait pouvoir s'abriter, puis il se mit en route de son pas claudiquant. A peine avait-il fait quelques pas qu'il se mit à tomber des trombes d'eaux. Le vieil homme se hâta autant qu'il put mais lorsqu'il pénétra dans la caverne, il était plus que trempé. Il alluma un feu avec quelques branches mortes trouvées là et y fit sécher son manteau tout en se réchauffant les mains.

Soudain, il remarqua quelque chose entre deux rochers. Le prenant entre ses mains, il découvrit que c'était un rouleau de parchemin couvert de nombreux écrits. En jetant un coup d'½il dehors, il comprit que l'orage allait durer bien longtemps, au moins, il aurait de la lecture. Il amena le rouleau à lumière du feu et constata que la pluie en avait souillé le début en partie et qu'il était devenu presque illisible, mais le reste du rouleau ayant été à l'intérieur était intact. Après s'être installé aussi confortablement que possible malgré la situation, il commença sa lecture :

à suivre

# Posté le jeudi 12 avril 2007 07:52

dragon

dragon
je pense faire ainsi : une photo, un chapitre, une photo ect...
dites moi si vous voulez autre chose

# Posté le jeudi 12 avril 2007 07:56

chapitre1

chapitre1
Chapitre 1 : l'évasion



« ... je pestais une fois de plus contre mes chaînes, tout en sachant que cela ne servirait à rien. De loin, les cris de ceux qui combattaient étaient assez forts pour me parvenir, terribles et effrayants, couvrant le fracas des épées qui se percutaient entre elles ou contre quelques boucliers qui, parfois, se brisaient. D'autre sons me parvenaient également, les cordes des arcs lorsqu'ils décochaient leur flèche, mais aussi, bien plus forts, les rochers qui, projetés par de puissantes armes de siège, survolaient les armées et finissaient leur course dans les murs et les bâtiments de la ville qui s'effondraient dans un assourdissant vacarme. Mais ce qui m'intéressait le plus étaient les cris. Ils me diraient beaucoup de choses, si je savais les écouter. J'avais en effet de bonnes raisons de m'intéresser à la bataille, et comme la pièce où je me trouvais n'avait pas de fenêtre, c'était le seul moyen pour moi d'en suivre le déroulement.

D'autres bruits, bien plus présents, attirèrent mon attention. Des pas précipités résonnaient dans les étages inférieurs de la tour, bien vite suivis par des voix. Puis, plus rien. Comme je ne pouvais que deviner la nature des événements, j'attendais avec impatience ce qui allait se passer et sans doute avec la même tension que ces hommes dans le couloir, la peur en moins. Il ne pouvait rien m'arriver de grave dans ma cellule, du moins je le pensais. J'entendis alors, après quelques minutes, un grand bruit tout en bas de la tour. Le genre de bruit que ferait une explosion ou un boulet s'écrasant sur la tour, en moins fort cependant. A peine quelques secondes plus tard, un second coup résonna. Il me fallut néanmoins un troisième avant de me rendre compte que c'était en fait un bélier contre une porte et j'en eus d'ailleurs la confirmation quand j'entendis la porte voler en éclat. Un combat sembla débuter, beaucoup plus proche que celui qui se déroulait au dehors et bien trop proche à mon goût. Mes jambes étant enchaînées au mur, j'allais être bien en peine pour me défendre.

Tout à coup, la porte s'ouvrit à la volée, arrachant la serrure au passage, et deux hommes lourdement armés, mais n'ayant revêtu aucune armure y pénétrèrent.

- Bof, grogna l'un d'eux, il n'y a rien de valeur ici, c'est une cellule.

Voilà qui était finement observé de sa part, la pertinence de sa remarque m'indiquait d'ailleurs qu'il ne devait pas être très intelligent, mais je ne me risquais à commenter ses paroles car j'avais pour le moment bien trop besoin de lui.

- S'il vous plaît nobles étrangers, m'écriais-je, vous m'avez l'air de puissants guerriers
et votre honneur doit sûrement être sans égal. Accepteriez-vous de me venir en aide ?


Ils me regardèrent, apparemment surpris que je m'adresse à eux et mettant un certain temps à comprendre mes paroles. Ils n'avaient vraiment pas l'air honorable, et encore moins noble, mais la flatterie paie toujours et j'espérais que ce fût le cas ici.

- Et pourquoi est-ce qu'on t'aiderait, sale rat ? dit le deuxième, visiblement pressé de sortir d'ici.

Le premier, lui, ne paraissait même pas avoir envie de dialoguer et se retourna pour s'approcher de la porte. La bataille les attendait après tout. Craignant de voir s'échapper ma seule chance de retrouver ma liberté, je décidai de passer à la vitesse supérieure.

- Je pensais que mon trésor vous intéresserait sûrement, m'écriai-je désespérément.

L'homme qui s'apprêtait à quitter la pièce s'arrêta sur le seuil sans le franchir. Les lamentations d'un prisonnier ne l'intéressaient pas, par contre s'il y avait de l'or en jeu, c'était une toute autre affaire. Craignant le piège, il restait néanmoins sur ses gardes. Il écarta son compagnon et se dressa devant moi, une main sur le pommeau de son sabre, l'autre caressant sa barbe.

- Parle !

Je fis alors semblant de me souvenir alors qu'en fait je réfléchissais à une histoire qui pourrait bien me sortir d'affaire.

- J'ai été enfermé ici pour avoir dérobés des joyaux dans la demeure même d'un des cinq seigneurs de la cité dont le nom m'était et m'est toujours inconnu. J'espère que vous me croirez si je vous dis que je n'ai fait ce geste qu'en dernier recours pour rembourser une dette de jeu à une certaine personne.

- Oui, oui on te croit, me répondit-il, agacé, continue.

- Merci, je ne voudrais pas que d'aussi valeureux combattants puissent me prendre pour un bandit de grands chemins. Une fois mon méfait accompli, je parvins à me faufiler en toute discrétion hors des murs de sa demeure, et réussit à rentrer chez moi sans mal, au nez et à la barbe des gardes. Sans me vanter, j'avais été parfait.


J'aperçus un sourcil se lever sur le visage du soldat. Ni prêtant pas attention, car j'imaginai sans peine à quoi il pouvait bien réfléchir, si on peut appeler ça ainsi.

- Je décidais de cacher les bijoux, et de ne les sortir que lorsque je j'en aurais besoin. Hélas, maudite soit ma stupidité. Ou peut-être est-ce ma vanité ? Il était pourtant tellement agréable de se promener avec la bague d'un riche seigneur à son doigt. A aucun moment je ne pris conscience des risques que je prenais là. Malheureusement, une des servantes du seigneur en question reconnut la bague. Deux heures plus tard je me faisais arrêter. Pourtant malgré les tortures, jamais je ne révélai ou se trouvait le reste des bijoux, préférant mentir en déclarant qu'on m'avait vendu cette bague et non que je l'avais volée.

Le rictus qui se dessinait sur le visage du soldat m'indiquait qu'il comprenait mon histoire, mais aussi qu'il se moquait intérieurement de ma bêtise. Bien sûr, il ne pouvait pas savoir que mon récit était inventée de toute pièce. L'autre semblait impatient, mais il n'osait pas prendre la parole avant son compagnon. Après quelques instants, le premier me demanda :

- Et où ils sont cachés ses bijoux ?

S'ils parvenaient à prendre la ville, il aurait tout le temps pour aller se servir dans les maisons, mais c'était risqué car ses supérieurs exigeaient la plus grande part des butins. De plus, être un peu plus riche n'avait jamais fait de mal à personne. D'un signe de la tête je montrai l'autre soldat. Il sembla immédiatement comprendre et sa réaction ne se fit pas attendre. Il leva son épée et l'abattit sur le crâne de son ancien compagnon d'arme. Après tout, dans une bataille, personne ne viendrait le soupçonner et encore moins l'accuser. Il se tourna vers moi et me reposa sa question.

- Approchez, lui dis-je, j'ai indiqué leur emplacement sur un parchemin que j'ai glissé entre deux briques de ce mur, approchez.

L'appât du gain semblait lui avoir fait perdre toute méfiance car il s'approcha de moi sans hésiter.

- Ici, lui indiquais-je, l'index pointé vers le bas du mur.

Il s'approcha d'avantage et s'agenouilla pour regarder dans la fente, mais à peine s'était-il baissé que j'empoignai sa grosse tête à deux mains et la frappai de toutes mes forces contre le mur. Mais c'était un solide gaillard et un seul coup ne suffirait pas à lui faire perdre connaissance. Je le frappais encore, et encore, pourtant il resta conscient jusqu'au cinquième coup, là, il s'effondra sur le sol.
Je me précipitai sur son épée et l'enfonçai dans sa poitrine. A présent, j'avais ce que je désirais, une arme, je pouvais entreprendre de me libérer. La lame était lourde et résistante aussi, lorsque je frappai contre les chaînes, l'un des maillons se détacha aisément. Enfin, j'étais libre.

à suivre

# Posté le jeudi 12 avril 2007 08:04

dragon

dragon
une image très simple et en noir et blanc mais que je trouve cool

# Posté le jeudi 12 avril 2007 08:45